Le méningiome ; une épreuve, une victoire, une renaissance

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Le 3 décembre 2024, ma vie bascule : on me diagnostique une tumeur à la tête. Deux jours plus tard, la neurochirurgienne programme l’opération. Je suis sous le choc, effondrée, perdue, affaiblie. Autour de moi, ma famille, mes ami(e)s et mes proches font face à leur propre peur, mais ils me soutiennent avec une force incroyable. Deux femmes en particulier m’aident à accepter l’inévitable : cette tumeur est là, il faut l’enlever, je n’ai pas le choix.

Peu à peu, avec du travail sur moi et le soutien de personnes visibles et invisibles, je retrouve confiance. Je suis convaincue que l’opération se passera bien. Une seule crainte me hante : et si, au réveil, je ne me souvenais plus de qui j’étais ? De ceux que j’aime ? De ce qui me fait vibrer au plus profond de moi ?

Le 12 décembre, lors de ma rencontre avec l’anesthésiste, nous faisons un lien troublant : six ans plus tôt, j’avais eu une crise. Ce qui signifie que cette tumeur est présente depuis au moins six ans… peut-être même près de dix ans.

Le 17 décembre, je suis admise à l’hôpital en neurochirurgie. L’interne et la chirurgienne viennent me voir, elles m’expliquent tout et me rassurent. Je suis confiante, mais la peur est toujours là.

Le 18 décembre, jour J.

Une semaine avant Noël, je franchis les portes du bloc opératoire. L’équipe qui m’accueille est formidable, bienveillante. C’est étrange à dire, mais c’est vrai. Alors que l’anesthésiant commence à faire effet, je résiste, je lutte. Une infirmière me prend la main et me chante une chanson de son pays dont les paroles signifient “mon ange”. À cet instant, je lâche prise et m’endors.

Quatre heures plus tard.

J’émerge en salle de surveillance continue. Une voix me parvient : “Madame, vous êtes réveillée, tout s’est bien passé.” J’ai peur d’ouvrir les yeux, la lumière m’effraie, sans savoir qu’il fait nuit. Puis j’entends les voix de mon mari et de ma mère. J’ouvre les yeux… Je les reconnais. J’arrive même à leur parler, malgré une douleur à la mâchoire. La chirurgienne et l’interne me rejoignent. Je sais où je suis, qui je suis, qui sont les personnes autour de moi.

Le lendemain, je quitte l’unité de surveillance pour ma chambre. J’y fais la connaissance de ma colocataire, une femme à la prestance impressionnante. Les examens de contrôle s’enchaînent, tout va bien.

Le 22 décembre, je rentre chez moi, auprès de ma famille et de mes proches. J’ai survécu. Je suis confiante. Plus forte que jamais.

Je passe les fêtes de fin d’année entourée des miens, savourant chaque instant avec une intensité nouvelle. Chaque regard, chaque éclat de rire, chaque étreinte a une saveur particulière, celle d’un bonheur simple mais précieux.

Le 31 décembre, alors que l’année touche à sa fin, la chirurgienne m’appelle. Ses mots sont le plus beau cadeau que je pouvais recevoir pour clore 2024 : malgré sa taille impressionnante, ma tumeur était bénigne.

2025, ma nouvelle vie…

Une année nouvelle commence, et avec elle, une renaissance. J’ai traversé l’épreuve, j’en ressors changée, plus forte, plus consciente de l’importance de chaque instant.

Ce que je retiens ?

Croyez en vous, en votre force intérieure, peu importe les épreuves. Entourez-vous des bonnes personnes, celles qui vous soutiennent et vous réconfortent sincèrement.

Ce que j’ai envie de dire ?

Tchao, méningiome ! Merci d’avoir été là, merci d’être parti. Merci pour la force et la détermination que tu as fait naître en moi.

Aujourd’hui, je crois plus que jamais en moi, et 2025 est l’année ou je commence véritablement à vivre pleinement, sans peur, avec confiance et gratitude.

Si toi aussi tu traverses une épreuve, une situation similaire ou que mon histoire t’interpelle, n’hésite pas à m’écrire, je serai ravie d’échanger avec toi.